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NOTRE EPOQUE

 Tant que le monde s'avérera d'une cruelle arrogance   et la vie une petite flamme vouée à s'éteindre, un tout petit instant, sur lequel le vent toujours changeant des hommes s'amuse à souffler, il sera bien difficile de ne pas oser un soupir d'amertume tellement on ne comprend rien au destin. La violence de la réalité vient du fait que la conscience et la raison ne font pas bon ménage, et que le vice est d'abord l'ignorance de ceux qui prétendent qu'il est des races là ou il n'y en a qu'une, et qui  n'ont pas le souci de l'âme à laquelle on devrait pouvoir faire face pour vivre en pleine conscience. C'est tel cesser de vivre avant d'être mort que d'être en des demeures cossues ou l'on se retrouve tant orphelin de Dieu, à en oublier qu'être bon rend un homme heureux, et que cultiver des sentiments positifs est une élévation, une vigueur obstinée qui promeut l'intention divine, le cours du destin. On appelle hasard ...

LES BLEUS A L'ÂME

  Tu as permis bien du bonheur Autant que des bleus à l'âme, Car si tu as ouvert mon cœur Aimer être avec une femme. Tu m'as aussi tellement changé. Et je me suis surpris à aimer Tel à la toute première fois Sans savoir cacher mon émoi Tant tu devines mes faiblesses Ce qui depuis enfant me blesse.

LES MÔTS D'UNE AMIE

    LES MÔTS D'UNE AMIE  Je suis une rue déserte, un frisson à défroisser, un vide avide, un éphémère qui ose venir voler un sentiment ou mourir. Je suis un ciel béant qui ne va nul part, comme cherchant les portes de l’oubli pour réparer les blessures du temps.  La nuit s’est terminée comme un long sanglot, le silence est si lent tant je suis tributaire de mon moi captif, ce que j’ai de plus profond étant mon plus grand embarras. Je porte en moi la crainte de ne point suffire au cœur que j’aime, l’amour étant souvent un chagrin plein d’agrément ou la plus légère des faveurs est un bien suprême. Je suis passionnée autant que raisonnable, mais les plaisirs de l’amour  n’ayant toute leur saveur que dans leur maturité, je suis victime d’un tyran forcené qui me mène à d’amoureuses fantaisies. Des voix qui m’enlacent dans de chères étreintes, des mots silencieux, laissant tremblant mon cœur de lendemains de mon cœur toujours en feu et si facile à prendre, un seul mot...

UNE DOULOUREUSE TRAVERSEE

                                     UNE DOULOUREUSE TRAVERSEE       Quand on a eu envie de faire très grand et la volonté de faire exister les siens, jusqu'à avoir vécu angoissé et nerveux et que malgré tout nos vies sont frappées comme par une malédiction, c'est tel une brisure, une cassure , un déchirement , une souffrance qui est là constamment et qui me réveille encore beaucoup la nuit. Alors je me console en ravivant certains souvenirs, histoire de surmonter un peu les choses et de se détacher d'un parcours, des faiblesses et des doutes qui l'ont jalonné, tout en continuant à me raconter des espérances vaines qui ne consolent que moi, les autres n'ayant jamais imaginé cette douloureuse traversée que comme une folie. Quand l'absurde prend le dessus sur une vie de travail il faut rester lucide et tolérant, et se distraire de l'état du monde qui n'est pas meilleur, en se...

UN CENTRE DE LOISIRS

          AU CENTRE DE LOISIRS               du Blanc Mesnil  Au centre de loisirs de la ville du Blanc Mesnil, Je croise en permanence bien des sourires, Ce sont ceux des jeunes en charge des petits, Si enclins à davantage que nous se faire obéir. Je suis un grand parent, d'une autre époque Celle ou les grands devaient d'être rigides, Exigeant de l'enfant une entière réciproque Quitte à voir ses yeux grandement humides. Je me réjouis de découvrir tant la joie de vivre, Là ou l'apprentissage rime plus avec évasion Que tout le prétendu savoir qu'on leur délivre, Alors qu'on anéanti en eux la moindre passion.   J'ai plaisir à découvrir l'ambiance si parfaite, La bien belle harmonie qui illumine ces lieux Ou je rejoins mon petit fils, et le cœur à la fête De le voir rayonnant et moi bien plus heureux. Le centre de loisirs ELISA DEROCHE  au Blanc Mesnil  RAHMOUNI Mustapha

L'INFAMIE

                       UN MONDE EN ETAT DE MORT CEREBRALE  On parle du nazisme comme d'une horreur dépassée alors que sous nos yeux se déroulent tant de conflits qui sont des guerres qui ne disent par leur nom, contre des humains traités tels des animaux, des peuples décimés et des territoires entiers dévastés   sous nos regards soumis et impassibles. Car des crimes par milliers il y en a davantage qu'on ne veut bien nous le dire, et en bien des régions du monde dont parfois nous ignorons jusqu'à l'existence, une tyrannie silencieuse s'exerce, la loi du plus fort est devenue la règle et les clauses censées être des lois internationales sont bafouées. L'injustice règne de toutes parts, les inégalités croissent de façon inconséquente et dramatique, sans même tenir compte d'une déshumanisation galopante devenue une normalité, tant les hommes ont peur pour les leurs et pour eux-mêmes, se taisant et abolissant leurs consci...

UN RÊVE SOUFFRANT

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  Tu m'as laissé avec les mots, ceux que nous avons échangés et qui continuent de faire vivre un rêve qui m'a fui, que je n'ai pas su retenir de trop d'impatience,   tant tes sentiments avaient besoin d''être seuls au plus près de ton âme, et dans l'antre ou se réfugie ton cœur que tant de choses blessaient,  Je leur rend visite souvent en espérant t'y retrouver, ou découvrir un détail qui éclairerait ma vie et raviverait le souvenir du sourire au fait de mes pensées les plus intimes alors que rien ne présageait les aveux qui se sont ensuivis, à l'aune des regards amusés qui se racontaient déjà l'un à l'autre. Notre rencontre je l'ai revécue mille et une fois, me faisant à chaque fois encore plus mal car si je sais combien je suis sincère j'ignore tout des raisons qui font que tu t'es éloignée sans rien dire, comme si tu m'avais déjà tout dit entre les lignes, dans tes silences je n'ai pas su deviner la tienne souffrance. ...