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D'UN INSTANT NAIT PARFOIS.

         N'aie nulle crainte.  Pris d'une soudaine audace ou d'un brin de folie, devant tant d'évidences même si le raisonnable s'impose à moi et que je me sens maladroit, je m'en viens d''une prose délicate embrasser ta tienne vulnérabilité, et les étoiles de tes propres sentiments. Ces mots ne sont pas les cendres d'un feu lointain tant tu es belle tel un feu qui voudrait qu'on l'attise, et moi je ne veux pas fuir l'aveu pour sembler aller mieux, tu es l'envie d'un rêve d'amour qui me ménerait à la complétude, d'être je sais tout ce qui me manque. Un instant d'une beauté et une intensité renversantes ont laissé en moi un vide, un néant incessant, une sorte d'attente en illusion, un trouble qui inspire de l'ivresse entre coquetterie et prudence, une attirance instantanée qui devrait n'obéir qu'à la pudeur. Je désire celle dont je me défends même si celle-ci me traverse comme une évidence, je me sens au...

HAKIMA

     Lorsque le corps est mis à rude épreuve, l'âme s'étiole dans le doûte mais le coeur ne cesse pas de battre et de plus en plus fort pour nous inciter à vivre, nous inviter à l'espoir qui même s'il se sent fragile n'en demeure pas moins l'unique clarté dans la pénombre, et le seuil sur lequel on reste debout. On se sent brisé, comme si on avait été projeté sur les rochers d'un fond de mer, incapable d'être ce que nous étions, nous reconnaissant à peine de tout le chaos au fond de nous, meurtri et abîmé à la façon d'un tout petit oiseau englué dans  un marécage de contradictions et lié à la douleur. Tant bien que mal et à la seule force de la foi on survit entre patience et impuissance comme si tout celà devaitt necessairement cesser et presqu'à bout de forces du fait de resister encore et encore, tel si on pouvait juste se battre pour les siens et plus pour soi, l'envie nous quittant de plus en plus. Alors survient l'ultime épreuve qui...

L'ADVERSITE EN ESPOIR

                                Le coeur au bord des yeux.  Je souhaite, je désire ardemment que ces mots viennent à ta rencontre pour éluder la tienne colère, la peur, le chagrin et la douleur qui font de toi en ces instants un funambule en équilibre quant à la maladie qui s'en vient bouleverser ton quotidien, tellement les maux abritent les grandes peurs. Et tu te vois contrainte de traverser sans sombrer un rude voyage qui fait vivre d'étranges et fortes choses, en accepter l'amertume des jours, de livrer un combat que tu n'as pas choisi et qui bouleverse ton existence, mais soutenue par l'intelligence et le désir de vivre contre l'improbable. Exilée à l'intérieur entre petits riens et grandes espérances , tout en restant la femme qui jamais ne doute ni ne renonce et n'a que le désir de recouvrer le gout de vivre et de sourire, ajouter de la vie aux jours, depuis la foi, l'amour familial et l'es...

MA MERE

    Ma mère dés son plus jeune âge s'est vue voler son innocence, mariée trés jeune elle a connu les tourments de la solitude, les affres d'une promiscuité imposée et les chagrins incessants de toute mère, et elle était la maman de septs petits montres, cinq garçons et deux filles. Elle enviait au vent sa liberté, aimait la douceur de la mélancolie et surtout ne faisait que rêver des aubes fleuries qui devaient fatalement arriver pour apaise son coeur toujours au bord des yeux, et une mémoire plus que jamais ancrée aux odeurs et aux trésors d'autrefois pour survivre. Dans la mienne il n'y a rien que d'autre que sa chaleur contre moi aux heures ou il faisait trop froid, pour enchanter le temps qu'il restait au jour avant qu'il ne pointe son nez, pour nous aider à penser à autre chose qu' à la vie qui n'était qu'une succession de fêlures  pour celle qui était mon tout. Une beauté sauvage dont la vie ne fut qu'un soleil voilé, le coeur trop à l...

UNE BEAUTE ISOLEE

            UNE BEAUTE ISOLEE Pour oublier que le reste du monde existe Il n'est rien de mieux que la beauté isolée Au bord de la sérénité et si proche du ciel Que depuis très longtemps j'avais occultée.  Ce paysage silencieux, rare et inoubliable Qui me laisse aller en ses profondeurs, Là ou la nature a tel autrefois le langage, Qui me la rendrait indéniablement belle. Ces paysages montagneux époustouflants, Que traverse un délicat croissant de lune,   Le ciel du soir au sein d'un instant pluvieux Que je regrette avoir un jour perdus de vue. N'être rien d'autre qu'avec le ciel et la paix  Qui étaient dans l'attente de mon retour, Et me réjouir de sourire à l'enfant en moi Semblable à celui que je craignais oublier.                           KENDIRA 

UN CREPUSCULE

     Que passent les ans et fuit l'étrange beauté et à défaut la plus belle des promesses  que se veut le temps devant nous pour faire des choses à deux alors que le crépuscule advient sans prévenir non plus que nous demander notre avis, il  est si triste de n'avoir plus le privilège de la jeunesse.  Mais bien souvent on oublie les aléas de l'âge ancré en nous, qui ride notre visage et change notre démarche, nous rend diffèrent à notre insu mais toujours avec une âme d'enfant qui cherche des partenaires de jeu, peut-être de peur demeurer seul et dans une attente dont il ignore le sens.      Mustapha R

UN TENDRE HASARD

                   Loubna   Je désire partager ce vague à l'âme Remplir tous les recoins de ton cœur, Eloigner de toi tant de ces vacarmes Qui plongent une vie dans la torpeur. Je veux pouvoir t'enlever à toi-même, Pour t'extraire de là ou tout fait mal  De là ou les matins semblent blêmes Devant les crépuscules qui se valent. Mais il me faudrait trouver le chemin Qui ne froisse pas ce que tu veux taire, Ne te fasse pas sentir bien plus amère, Jusqu'à figer mon trop plein d'entrain.   Il est très compliqué de se lier d'amitié Avec ce que la hasard semble amorcer, Une femme qui vient avec un tel sourire Me donne l'impression d'être en devenir.          La tendresse en tes yeux