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MA MERE

    Ma mère dés son plus jeune âge s'est vue voler son innocence, mariée trés jeune elle a connu les tourments de la solitude, les affres d'une promiscuité imposée et les chagrins incessants de toute mère, et elle était la maman de septs petits montres, cinq garçons et deux filles. Elle enviait au vent sa liberté, aimait la douceur de la mélancolie et surtout ne faisait que rêver des aubes fleuries qui devaient fatalement arriver pour apaise son coeur toujours au bord des yeux, et une mémoire plus que jamais ancrée aux odeurs et aux trésors d'autrefois pour survivre. Dans la mienne il n'y a rien que d'autre que sa chaleur contre moi aux heures ou il faisait trop froid, pour enchanter le temps qu'il restait au jour avant qu'il ne pointe son nez, pour nous aider à penser à autre chose qu' à la vie qui n'était qu'une succession de fêlures  pour celle qui était mon tout. Une beauté sauvage dont la vie ne fut qu'un soleil voilé, le coeur trop à l...

UNE BEAUTE ISOLEE

            UNE BEAUTE ISOLEE Pour oublier que le reste du monde existe Il n'est rien de mieux que la beauté isolée Au bord de la sérénité et si proche du ciel Que depuis très longtemps j'avais occultée.  Ce paysage silencieux, rare et inoubliable Qui me laisse aller en ses profondeurs, Là ou la nature a tel autrefois le langage, Qui me la rendrait indéniablement belle. Ces paysages montagneux époustouflants, Que traverse un délicat croissant de lune,   Le ciel du soir au sein d'un instant pluvieux Que je regrette avoir un jour perdus de vue. N'être rien d'autre qu'avec le ciel et la paix  Qui étaient dans l'attente de mon retour, Et me réjouir de sourire à l'enfant en moi Semblable à celui que je craignais oublier.                           KENDIRA 

UN CREPUSCULE

     Que passent les ans et fuit l'étrange beauté et à défaut la plus belle des promesses  que se veut le temps devant nous pour faire des choses à deux alors que le crépuscule advient sans prévenir non plus que nous demander notre avis, il  est si triste de n'avoir plus le privilège de la jeunesse.  Mais bien souvent on oublie les aléas de l'âge ancré en nous, qui ride notre visage et change notre démarche, nous rend diffèrent à notre insu mais toujours avec une âme d'enfant qui cherche des partenaires de jeu, peut-être de peur demeurer seul et dans une attente dont il ignore le sens.      Mustapha R

UN TENDRE HASARD

                   Loubna   Je désire partager ce vague à l'âme Remplir tous les recoins de ton cœur, Eloigner de toi tant de ces vacarmes Qui plongent une vie dans la torpeur. Je veux pouvoir t'enlever à toi-même, Pour t'extraire de là ou tout fait mal  De là ou les matins semblent blêmes Devant les crépuscules qui se valent. Mais il me faudrait trouver le chemin Qui ne froisse pas ce que tu veux taire, Ne te fasse pas sentir bien plus amère, Jusqu'à figer mon trop plein d'entrain.   Il est très compliqué de se lier d'amitié Avec ce que la hasard semble amorcer, Une femme qui vient avec un tel sourire Me donne l'impression d'être en devenir.          La tendresse en tes yeux

REGARD TAQUIN

          REGARD DE FEMME  Le regard d'une femme à lui seul est un voyage, de ce que l'imaginaire s'en empare et le fouille dans son plus profond, le fait vivre davantage encore que ne le conçoit celle à qui il appartient, car l'angle d'un regard homme est chargé de toutes celles qui l'ont précédée, qu'il a cru tellement aimer. C'est un cheminement qui mène au doute autant qu'au rêve, il prend des raccourcis que seul permet le cœur en prise avec un sentiment pas tout à fait nouveau mais à chaque fois une sorte de premier matin du monde, un ciel de silence et de lumière qui laisse l'esprit de l'homme livré au désordre. Parfois d'une simple coïncidence nait le hasard  tant redouté, qui réveille en nous tant de ces choses que l'on croit dépassées, ces affres dans lesquelles nous plongent l'âme qui recouvre la vue en voyant en miroir le désir et l'envie, ces sentiments qui nous bouleversent car ils portent tant la peur en eux. Et ...

A MES DEUX TONTONS

                     MES TONTONS DES ANNEES 80    Nous nous sommes connus en des temps qui semblent lointains mais qui pour moi sont si proches, ces années 80 chargées de nostalgie et empreintes de mélancolie car c'était une époque douce à vivre, nos parents servant de liens à l'heureuse rencontre d'avec tontons Ali et Lahcenne. Ces moments passés tous ensemble, ces visites impromptues que nous faisaient Ali, Lahcenne et leurs épouses sont à jamais gravés en mon cœur, ils savaient détendre l'atmosphère, de sourires en rires les heures semblant si légères, et bizarrement rassemblaient les petits et les grands. Je n'ai jamais su qui était le plus vieux des deux, peut-être que c'était tonton Ali d'un naturel sérieux mais qui lâchait prise rapidement pour montrer une autre facette de lui, chaleureuse bienveillante et prompte à nous emporter dans des fous rires qui ne se terminaient que tard le soir. Tonton Lahcenne lui était l...

CAMELIA

             Des mots en guise de fleurs, C'est tel la brise de mai qui heurte notre plus profond, indifférente à tout pareille à la beauté à son aurore, La fleur qui vient de naitre et pousse à la disgression, L'homme d'habitude si sage et qui reconnait ses torts.   Au cœur de l'hiver elle créé le hasard qui rend heureux, Du fait de son charme épanoui qui fleure si bon la vie,  Exprimant l'amour romantique le seul qui nous émeut,  Car il se veut un oiseau de passage, l'éternel incompris. Son côté inaccessible tend à dissimuler sa sensibilité, Mais on devine l'éloquente, la rêveuse vive et ardente Tel un feu qui s'entretient, la grâce presque étudiée, Dont le cœur s'ouvre encore malgré l'âme résiliente. La perle d'Orient qui n'ignore pas un monde de flatteurs, En ses yeux qu'on aspire à consoler, une peine inconnue L'âme inquiète, le cœur indécis offrant le ton de douceur, La décence irrésistible qui séduit d'être souvent impr...