UNE RIDE CHAGRINE...



 Longue doit être une vie ou il faut laisser s’éteindre le souvenir, voir mourir l’étreinte des regrets superflus, ceux qui navrent qui se nourrissent des espoirs que nous n’osions  même pas prévoir, celui qui font nos larmes furtives. 

Comme le soleil trop vif annonce l’orage, le cœur forge ses tourments pour te faire sourire et pleurer tour à tour tant tu ne vivais plus ta vie, d’être dans l espoir qui soulève le contour léger des choses,, faisant de la larme la sœur du sourire. 

L’amour est un vieux mensonge à plaisir inventé, l’incarnat de la femme que l’on aime et qui aura toujours raison, qui flétrit tes meilleures heures, oblige ton fier et triste exil. Jusqu’à te faire trouver ce néant que tu ne connaissais pas. 

L’espoir chimérique qui a l’insensibilité de l’azur et des pierres qui conduit à cette tristesse à part, cette voute ténébreuse, l’effroi qui te rend taciturne pour un étroit et tendre amour. 
 
Je pleure ma naissance, je pleure ma présence et si je m’écoutais je partirais bien loin de cette histoire inachevée où il a suffi d’un peu de toi, ce fil tenu qui fait que je me mure dans le silence pour un bout de ton cœur. 

Enchanteresse sombre comme la nuit, d’autant plus belle que tu me fuis, te faisant le tremblant de ma vie, Jusqu’à ressentir à quel point aimer est quelque chose, le reste n’étant plus rien. 

L’amour est le réveil d’un moment, une prison flottante, la dérision de la vanité qui te fait le front d un bélier mutin, pour une céleste empyrée, une voute de fleurs, un espoir contraire sur lequel ton horizon se borne. 

Le lierre croit et meurt sur l’écorce du chêne et heureux sont ceux qui n’ont pas les yeux qui chancellent même pour une terre  lointaine et avare, le chaste sanctuaire de la pensée d’une femme, cette rêverie fatale, cet appel du vertige, ce fortuné rivage que semble être son cœur. 
 
Nous sommes rendus à quitter un arbre pour un autre comme les oiseaux pour une inextinguible flamme, éphémère et fugitive, qui mène au bout du chagrin, nous laissant prisonnier de notre cœur qui pense trouver enfin l’immuable demeure. 

Parfois nous essuyions en nous cachant une larme ignorée pour ces flancs amoureux, ce dôme ombreux qui abrite les débris épars de ce que nous étions avant l’honnête ennui d’un cœur qui se soulève. 

    
   Je suis venu te dire je t’aime avant que de me taire, 
  Si tu me signifies que c’est ce que de moi tu espères.
  Et surtout n’aie crainte de me rendre davantage amer  
  Puisque de t’avoir ainsi connu me rend tellement fier.

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