LA CAGE DES NON-DITS...



Il y a une douleur
qui rode toujours,
la nuit qui tombe
sur notre vie,
l'épais nuage noir
qui nous engloutit
et qui ne sont que les résonances
de nos tourments, la cage des non-dits .

Et puis il y a
l'acte enchanteur
d'écrire
pour aller mieux,
et ne plus faire que ça
sans se sentir plus léger,
malgré tellement de mots
sortis de nous sans avoir été réfléchis.

L’écriture
est la conscience
des larmes furtives choisies
en notre cœur profond,
une vie dont on déroule le fil,
et un chagrin intérieur
qui font que nous semblons être
par principe et par convenance !

Tel si pour désancrer le cœur,
taire ces silences hurleurs,
une main discrète
d'une légère caresse
faisait le tri dans nos émotions,
allait à un moi profond
avec tendresse
et une très tendre complicité.

Comme si pour juguler
un manque ou un besoin
nous devions impérativement
caresser le temps avec notre cœur
et revenir à ce qui est essentiel,
embrasser un autre champ des possibles avec soif.

Car si souvent
nous semblons être
un imposteur
en notre vie,
et tant il nous est
combien étrange
de sourire à l'inconnu
dans le miroir,
les mots se faisant
telles des gouttes
de rosée à la pointe de l'aube.

Enfermés dans notre enfance
qui nous enracine 
en un un mal être,

nous jouons comme un rôle
pour oublier nos illusions
afin que notre âme amoureuse
ose enfin exister au travers des mots.

Ecrire peut être douloureux
mais surtout faire crier nos maux,
tel les sortir hors de nous,
presque les tenir à distance du présent
que nous tentons d'apprivoiser
en tentant un cœur autrement romantique .

" Ecrire c'est découvrir des chemins, se perdre parfois, se retrouver toujours et apprendre souvent."              
                                                     Natalina Casarano

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