J'ai vécu à une époque ou la violence côtoyait de manière insensée le courage, tellement il s'agissait de fuir les marches de la misère, et chacun de nous se sentait investi par une harmonie discrète qui ordonnait sa vie, lui faisait emprunter un chemin ou les pluies de l'existence ne manquaient pas. Aujourd'hui je me sens comme libéré du poids des rêves et j'ai la nostalgie de mes propres souvenirs, qui sont d'une mélancolie profonde, j'ai les regrets d'une époque tant j'ai la sensation de me déplacer dans un autre temps, ou je ne comprends rien aux codes qui régissent une société remplie d'excès. Quitte à être dans l'âge ou l'on ne se manque plus, et d'atteindre un seuil d'indifférence que je ne me connaissais pas, moi qui avait un avis sur tout et sur tous je réalise que le secret d'une fin heureuse se décide, peut-être dans l'espoir d'entretenir le désir de vivre et un feu qui brule toujours en moi. " Le pl...
Les petites gens comme nous sont là pour souffrir de tout, du passé et même du present dont ils sont indignés, leurs vies n'étant que des vides qui se font si éloquents qu'on se demande comment ils font pour malgré tout garder un optimisme résigné devant les outrances qui les réduisent à néant. Crispés entre l'espérance et le désespoir, et un idéal d'absurdités qui titube sans sombrer jamais pour les libérer des rêves sans fin qui sans cesse reviennent les hanter, alors que demain n'a plus aucun sens dans un monde ou tout s'est rétréci les laissant bien seuls en ce silence ou ils se sont perdus. La tristesse alentour est saisissante jusqu'à ne plus pouvoir distinguer ce qui est fou et ce qui ne l'est pas, vaincus que nous sommes par la lâcheté et l'hypocrisie nous ressemblons tous à des assassinés en sursis, dans ce lointain dramatique qui semble à présent fixer les limites de notre humanité. Ce que nous cherchons à ne pas voir est en plein deva...
Tu m'as laissé avec les mots, ceux que nous avons échangés et qui continuent de faire vivre le rêve qui m'a fui, que je n'ai pas su retenir de trop d'impatience tant tes sentiments avaient besoin d''être seuls au plus près de ton âme, et dans l'antre ou se réfugie ton cœur que tant de choses blessaient, Je leur rends visite souvent en espérant t'y retrouver, ou découvrir un détail qui éclairerait ma vie et raviverait le souvenir du sourire au fait de mes pensées les plus intimes alors que rien ne présageait les aveux qui se sont ensuivis, à l'aune des regards amusés qui se racontaient déjà l'un à l'autre. Notre rencontre je l'ai revécue mille et une fois, me faisant à chaque fois encore plus mal car si je sais combien je suis sincère j'ignore tout des raisons qui font que tu t'es éloignée sans rien dire, comme si tu m'avais déjà tout dit entre les lignes, dans tes silences je n'ai pas su deviner la tienne souffrance. ...
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