UN ENTERREMENT Un chemin escarpé niché entre des entrelacs de broussailles difficilement accessible à pied et surtout pour des gens de la ville, pierreux et qui faisait des sinuosités que les lézards aiment emprunter, nous a conduit vers ce cimetière que rien ne laisse deviner, caché entre deux creux de montagne comme loin des regards du quotidien. La tombe était déjà creusée, telle a l’habitude profonde et assez large tel pour ne pas mettre à l’étroit un corps que la vie avait déjà malmené, la maladie abimé, dont la souffrance avait à force accentué le désir de délivrance, un corps encore jeune, celui d’une jeune femme de quarante cinq ans m’a t-on dit ! Le cops a été porté par une poignée d’hommes, juste posé sur une sorte planche recouverte de draps fins, personne ne manifestait de fatigue et ce malgré la distance parcourue tel s’il fallait faire montre de respect, honorer celle qui quittait définitivement ce monde qui lui devenait trop d...
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