J'AI SOURI A UNE PENSÉE ...




 J'ai repensé à une de tes poésies sur les baisers de coton, de nylon ou de satin et j'ai souri, gentiment en venant me poser une question joliment exposée dans cet écrit auquel j'aimerai te voir à ton tour sourire...

Attendus, langoureux ou interdits les baisers se posent tels des papillons, faisant tantôt rougir de honte ou sourire de bonheur nos bouches ardentes ou parodiques.

Lorsque les fleurs de sang se confondent ou se répondent dans des baisers désireux d'ivresse, ce sont deux fruits pales qui redeviennent vermeil et se font saveur de miel.

Je ne connais rien de mieux pour éteindre les querelles d'amour, que de boire à un baiser, à la rose humide des lèvres, qui effleurent des espérances lointaines.

Caressants, dévorants, possessifs ils troublent le corps et le cœur d'être la nourriture de l'autre, les portes de l'âme, l'extase des amants.

Tel un langoureux ballet mystique et mythique qui traduit nos émotions, le baiser exprime davantage
que les mots la passion, le désir, la tendresse et le désamour.

Lorsqu'un couple va mal c'est plus la bouche que l'on repousse que le corps et c'est aussi lui qui a servi à l élaboration d'une intimité ou les lèvres sont des coupes d'amour.

L’aumône du cœur se fait au travers de ces sourires d'amour, ces calices clairs sur lesquels se déposent tout ce que nous recelons au fond de nous.

Suaves saveurs, brins de douceurs érotiques par essence, ils se déclinent de manière inhibée ou sensuelle à la façon dont nous nous offrons, abandonnons à l'autre profondément et  sensuellement.

Un baiser effleuré, déposé pallie à un manque de soleil, il est la rosée et l'aurore, simple et mystérieux à la fois, puissant mais rempli de tendresse.

Baiser cannibale, baiser vampire tant il se fait malgré nous, doux et fougueux, long et fulgurant, dans la minute qui suit mignon et léger comme une rivière d'amour.

Dans une utopique déraison je me suis imaginé dans l'optique d'un rendez vous amoureux, bien près de la pulpe de tes lèvres, dans les secondes interminables qui précèdent l'instant onirique tant attendu, au bord de ce baiser suspendu.

Ton sourire conciliant me rassurant j'ai osé m'évanouir dans l'aura mystique qu'est ce scintillement carmin qui me tient en haleine depuis ce qui semble un  siècle, toi repoussant cette pudeur affligée qui t'accompagne toujours et moi cherchant à dissimuler un regard humide....











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