HAKIMA
Lorsque le corps est mis à rude épreuve, l'âme s'étiole dans le doûte mais le coeur ne cesse pas de battre et de plus en plus fort pour nous inciter à vivre, nous inviter à l'espoir qui même s'il se sent fragile n'en demeure pas moins l'unique clarté dans la pénombre, et le seuil sur lequel on reste debout.
On se sent brisé, comme si on avait été projeté sur les rochers d'un fond de mer, incapable d'être ce que nous étions, nous reconnaissant à peine de tout le chaos au fond de nous, meurtri et abîmé à la façon d'un tout petit oiseau englué dans un marécage de contradictions et lié à la douleur.
Tant bien que mal et à la seule force de la foi on survit entre patience et impuissance comme si tout celà devaitt necessairement cesser et presqu'à bout de forces du fait de resister encore et encore, tel si on pouvait juste se battre pour les siens et plus pour soi, l'envie nous quittant de plus en plus.
Alors survient l'ultime épreuve qui vous touche dans la chair de votre chair, car lorsque votre vie est à nouveau éprouvée depuis celle qui attend votre enfant le corps, le coeur et l'âme se battent non plus pour eux mais pour l'amour inconditionnel qui les transcende et les oblige à se relever.
La foi sera toujours l'étrangeté qui nous dépasse, nous bouleverse, mais nous fait nous raccrocher davantage à l'omniscience qui gouverne le monde, et pour ma part je crois à la force des esprits, un peu comme si l'éniéme épreuve qui advient était un électro choc qui te forcera à te relever car tu es " une mére."
A tort ou a raison je t'imagine en proie à tout le désarroi du monde, toi qui venait d'acceder à une belle maturité, et aux récompenses qui attendent ceux qui se sont battus pour fonder une famille, avoir un chez soi à la mesure de leurs rêves tout en étant à la force de l'âge ou tout semble aller au mieux.
Mais je sais d'avoir un jour vu cette flamme dans tes yeux que tu es une guerrière avec un trop plein de noblesse au coeur, une femme qui quelle que soit l'épreuve la traverse avec serenité et singularité d'avoir été à l'école de la dignité et du courage, de l'abnégation et oubli de soi.
Prends bien soin de toi, tout arrive à qui a la patience chevillée au corps.
Commentaires