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AIMER L'INSTANT...

  Une année s'en va emportant avec elle les bons et les mauvais moments, et les uns allant de pair avec les autres car comment comprendre qu'un instant est heureux s'il n'a pas son reflet à l'envers, à l'aune de ce qui le rend diffèrent . Acceptons ce que la vie nous donne car elle seule sait de quelle façon nous jauger au travers des épreuves et du cheminement qui s' imposent , et ne sont là que pour nous apprendre les reliefs abrupts et les longues sinuosités qui la compose. C'est parce que tout a son contr aire que nous mesurons notre chance quand elle nous est donnée, puis que nous la regrettons lorsqu'elle tend à nous fuir, d'avoir vécu la première et de trop savoir à quel point toute chose est éphémère. Une année s'en vient et d'aucuns la quittent sans regret des larmes qu'ils ont dû verser, des chagrins qui se sont ensuivis, bien des peines demeurées des blessures ouvertes car certains visages ont disparu de leurs vies à tout j...

UNE MEMOIRE COMMUNE ...

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  A présent  que mon temps m'appartient et que je me sens plus vivant que jamais, je m'ouvre davantage de jour en jour à un présent  magnifié au sein de notre famille, tout autant qu'à un passé que des bribes de souvenirs épars me fait aimer. En croisant des visages hier inconnus qui m'en rappellent d'autres, lesquels m'ont je me souviens tenu un jour dans leurs bras, et je crois bien offert l'affection qui a du me manquer, je ne puis m'empêcher de ressentir une profonde nostalgie. Des souvenirs enfouis me reviennent, et surtout un sentier escarpé qui longeait les maisons de mes tantes et de mes oncles, courait jusqu'à la fontaine aux femmes et se terminait par un pré aux embruns des mille et une senteurs d'autrefois. Notre village familial qui aujourd'hui est réduit à des éboulis de pierres, de ronces et herbes de toutes sortes, rendu à la nature qui se charge d'ensevelir une mémoire ancestrale dont les silences criants nous racontent un...

LETTRE A NOS AIEUX...

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    Ces derniers temps  j'ai une pensée aisée mais  délicate  à la fois pour ces lointains que je veux encore toucher du doigt, ces bosquets sans feuillage, ce parterre sans fleurs que devient le pays de nos ancêtres, le jadis de mes pas d'enfant... C'est une année qui se termine dans un pays qui n'a jamais été le mien, après des dizaines d'autres avant elle, et l'espoir d'y retourner un jour qui s'efface dans les brumes d'un hiver ou je ne fais qu' imiter  ce que je ne suis pas. J'ai de la fidélité à certaines  habitudes, et un lien bienveillant avec mon passé qui perdure mais je me sens dans un improbable juste milieu, ou je me sais quitter ce que je n'abandonne  pas, et qui demeure au plus intime de ma mémoire. J'aurais pu vivre dans une nature ingrate, et une terre avare de richesses, en des lieux ou l'on ne s'encombre point de l'inutile, et me suffire d'un avenir incertain en acceptant de vivre parmi des figuiers,...

LE POIDS DES ANS...

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Ils vivent pour nous et nous en faisons tout autant tel s'il s'agissait de leur prouver qu'ils n'ont rien à regretter, qu'ils ont été parfaits même à l'ombre d'imperfections qui ne manquent  jamais de jalonner n'importe quel autre chemin de vie... Nous leur en voulons bien souvent mais ils sont un vivier d'amour,  parfois perdus comme des enfants que nous reprenons avec une patience infinie, car jamais nous n'oublions qu'ils ont été les héros magnifiés, les souvenirs de nos tendres années. Nous allons à leur quotidien en négligeant un peu le notre, vaquons à leurs envies davantage qu'aux nôtres de peur d'une fin que nous entrevoyons dans leurs yeux et qu'ils voudraient nous cacher, car ils n'auront vécu que pour nous protéger. Ils gardent une telle emprise sur nous malgré les années qui défilent, comme si les rôles étaient figés et que nous devions dissimuler leurs faiblesses pour n'être point orphelins de notre enfance, œ...

LE DERNIER DES GEANTS ...

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    Une année qui se termine bon gré mal gré, avec ses aléas comme tant d'autres ces derniers temps, qui nous laissent presqu'à bout de souffle de ce que nous avons été appelés à subir, de ceux que nous avons vu partir, et des inquiétudes  à venir. Depuis quatre ans j'ai le loisir de vivre un autre rythme  que celui auquel je m'étais habitué, et je vois passer les évènements  qui me touchent, ainsi que tous ceux aux abords de ma vie, jusqu'à éprouver  une empathie que je me connaissais pas. Il est tant de douleurs alentours que j'occultais sous la pression du travail, et bien des turpitudes  inhérentes à un passé compliqué mais qui toujours  nous précède, et quoique l'on fasse nous empêche d'être en phase avec nous mêmes. Car nous passons la plupart de notre temps à redouter le pire, si habitués que nous sommes à nous voir les uns et les autres sombrer d'une parentalité qui nous aliène, nous peine de par des liens qui demeurent  vivaces du fa...

UN SI BEAU SOURIRE

En ces yeux d'une intense beauté, Il y a le un tel besoin de tendresse Que cela te met la larme à l'œil,  Mais tes pleurs demeurent enfouis. Pour la sienne innocence préserver Tu lui offriras plus qu'un sourire, Mais à chaque fois une rencontre Avec un coeur qui s'ouvre en grand. Un enfant juste à l'aube de ces années Au reflet délicat autant que prégnant Car à l'instant ou les heures s'écoulent Tu es plus que tout une maman comblée ! AYCAN Je t'ai vue le regarder, il porte tes plus belles  espérances et en son regard ou se reflète ton image, tu puises de quoi remplir les vides en toi...

MAMAN DE CHAMPION...

  Partir de si loin et venir embrasser le monde, et d' innommables souffrances  faire un parcours digne du roman le plus fou quand on est une enfant de Kabyles en une petite ville de la Banlieue Nord de Paris, c'est juste laisser la vie sans voix...  Avant les feux des projecteurs, il y en a eu tant d'autres si indélicats et critiques, sournois et vains tellement ils brisaient les élans de tes rêves sans rien permettre d'autre, tel s'il s'agissait de te suffire d'un horizon bouché par le hasard d'une naissance. J'ai peine à imaginer un chemin plein d'aigreur qui semblait mener nulle part, fait de cris et de fureur, bien des larmes étouffées et d'une colère rentrée quant à l'injustice qui est le lot des filles de chez nous, qui n'avaient que le silence pour compagnon. J'ignore pourquoi  dans ton présent   j'invite un passé que j'imagine, mais il ne peut en être autrement tellement s'entendent les bruits sourds de l'...