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LA TRISTESSE AUX LEVRES...

  Les hauts et les bas, les joies et les peines sont autant de passages à vide qui nous maintiennent dans un brouillard épais qui englue notre raison, font le cœur rongé par le manque, l'esprit brouillé par la solitude et l'enfermement, quelques fois un sourire entouré de rides gracieuses. Lorsque nous laissons remonter notre peine, s'en viennent les pensées mensongères glanées dans nos rêveries, une brume de souvenirs enfouis qui nous laissent interdits de longs instants, jusqu'à nous faire appréhender un retour à la réalité, tel un drame qui emporte trop et trop brutalement. Nous nous retrouvons avec la tristesse aux lèvres, telle une nausée jamais soulagée, avec la douleur et le mal de vivre qui assaillent, ces larmes et ces mots retenus qui nous détruisent de l'intérieur, comme si toujours il s'agissait de grandir dans la peur, de n'être pour toujours qu'un enfant fantôme. Alors que que nous sommes terrassés par la tristesse, que le flot d'émotio...

IL S'AGISSAIT D'EN SOURIRE...

   Nous sommes allés tous les deux aux pourtours de l'enfance, nous penchant discrètement sur un monde qui n'est plus vraiment le notre, mais qui a fait de nous ce que nous sommes, vaillants de nos blessures, si grands des silences et des pleurs étouffés auxquels nous avons fini par ressembler. Sans jamais entrer vraiment dans ce labyrinthe qui pose ses propres questions, nous regardions incrédules défiler les instants lointains et si proches à la fois, ceux qui malgré nous nous interpellent encore, blessent nos âmes et s'en vont pour mieux revenir, mais nous faisant moins mal, du fait de nous voir ensemble. Comme deux enfants qui se racontent leurs aventures, ces mésaventures que le temps malgré tout adoucit, nous sentions passer dans l'air la légèreté passagère, l'aura de tendresse réconfortante, la bienfaisante chaleur qui se dégageaient de nos mains enserrées l'une dans l'autre au gré de souvenirs revenants. Il y avait des monstres hideux qui ont perdu d...

UNE SOUFFRANCE INAVOUABLE...

  La solitude à deux visages les plus opposés qui soient, une certaine plénitude qui fait que le brouillard de sa vie se dissipe, pour avoir une vue plus précise de ses choix et une souffrance inavouable quant au fait de n'être plus authentique, mais la personne inventée qui ne veut plus souffrir. A son contact on acquière une plénitude qui peut-être nous manquait, qui a la vertu de la lumière, qui nous mène là ou les peurs s'affrontent et se répondent jusqu'à nager en pleine ambivalence, car s'agissant d'un isolement intérieur plus que social, il nous suggère seulement de nous protéger des autres. Il comble un moment les vides, mais la sécurité affective ne se construit pas, chaque individu a la sienne propre, mais tellement la difficulté à mettre un nom sur ce qui le fait souffrir grandit au hasard des quêtes, il aboutit à une solitude aux harmoniques sinistres, une incarcération en soi-même. Comme enfermé dans une réalité morne, il ressent le visage des ténèbres,...

LA VIE, UNE OMBRE SOMBRE OU CLAIRE ...

 Les façades que l'on se fait, l'illusion et le vrai, qui nous font contrefaire nos joies autant que camoufler nos peines, tellement nous avons parlé sans rien dire, erré de silence en silence jusqu'à briser l'essentiel en laissant flétrir notre pensée, ne feront toujours qu'épuiser les ans... Tantôt nous sommes la mer qui baigne les galets en caresses d'eau, mais plus, souvent celle qui vient  battre les rochers sous un ciel tourmenté de nous voir opposer de la froideur, qui est telle la neige au loin qui vient recouvrir notre âme, éveiller les pleurs qui viennent à nouveau à nous. Quel que soit le chemin, quel que soit demain quand l'aube au point du jour de ses pleurs nous étreint, il faut savoir quitter la route pour aller au fil d'autres sourires qui font la toile des espoirs, comme pour se saisir de l'instant qui nous sert de refuge, pour en faire un eternel présent. Lorsque nous avons peur des loups, du vent et de la tempête il ne faut pas par...

L’HORIZON SI SOUVENT VOILÉ ...

  Il y a quelque chose de commun dans le destin des femmes...   Au loin l'horizon toujours se défile, les mêmes choses vous reviennent, même un simple rêve parait hors de portée, quand pour d'autres les lumières semblent ne jamais s'éteindre, vous vous sentez bien souvent laissée pour compte, comme lâchée par un destin devant lequel pourtant vous ne savez que vous plier.  Parfois vous voudriez oublier l’indélicatesse d'une vie, quand les poings serrés bien à l'écart des regards, vous regardez votre reflet dans un miroir jusqu'à vous sentir une envie soudaine de pleurer, d'avoir vécu ce qui ne ressemble que si peu à vos rêves d'enfant, auquel malgré tout vous vous êtes accoutumée.  Vous vous endormez la solitude au ventre comme pour ne plus penser à toutes sortes de choses qui restent en l'état, au temps qui n'a rien pour le retenir, au ciel éternellement gris auquel on pense donner le change, en arborant un sourire, un mot plaisant, l'air aff...

VIVRE SANS DIEU...

    Dans un monde empêtré dans la vacuité certains ont du mal à n'avoir que l'inutilité de la vie, une existence sans but, ils ne sont pas prêts à accepter la mort de Dieu, l'effondrement des valeurs qui ne sont que d'ultimes refuges pour ceux qui n'ont et ne seront jamais rien. Autant que semblaient absurdes tant de révolutions qui se sont en suivies dans l'histoire, on a clivé l'humanité une partie du siècle au nom du communisme, souvent enfermé l'homme au travers mille prisons ségrégationnistes car nous trouvons toujours des réponses à nos meurtres. Certaines idées semblent difficiles à entendre ou à comprendre et elles ne doivent pas être imposées, mais dans ce cas comment expliquer que le monde soit sous la tutelle des nombreux totalitarismes, ceux avec lesquels nous traitons et concevons avec une grande hypocrisie. De tous temps chaque génération se sent vouée à refaire le monde quant aux médiocres pouvoirs en train de tout détruire, elle tente de ...

DE LA COLÈRE A LA TRISTESSE...

    En quelques instants j'ai revu les événements fugaces et rapides, les retentissements, les ruptures et les renoncements qui ont laissés des traces en chacun d'entre nous, qui ont fait que la vie a été plus forte que les plus belles affirmations, dont nous nous sommes trouvés un jour si éloignés. En nous faisant baisser les armes notre tristesse nous invite à revisiter les liens qui nous unissaient, le vide et l’abandon que certaines morts entraînent, sont là pour nous mettre face à un inconscient qui se souvient de tout, nous faisant passer de la colère du deuil au silence qui hurle. J'ai visité tous les regards, ces bouts de chagrin, ces fenêtres ouvertes sur tant de rêves qui veillent, jusqu'à entendre les souvenirs venir apaiser nos douleurs, pallier à l’indicible des défaites étranges que nous sommes tous plus ou moins, qui avons usés nos jours à nous remplir d'orgueil. C'était pour moi tel de relire au hasard quelques pages du grand livre de la vie, cel...