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JE ME SENS PERDU.....

  Les femmes ont des préjugés sur la gente masculine, ceux véhiculés par des ragots   en tous genres,  des malentendus  ou si souvent les échecs  de quelques congénères  d'autant plus que depuis le mouvement me too  les hommes tendent à éviter les quiproquos . Le monde que j'aimais tant n'est plus, je baisse les yeux et je passe mon chemin tout en ne disant rien de ce que je ressens dans mon plus profond et ces pensées si belles s'en vont mourir de n'avoir pas vécues ne serait ce que le temps tendre d'un sourire. A quoi bon vivre si c'est séparément,  avec le doute et la peur entre nous,  on craint d'aller vers l'autre  alors qu'il est notre but ultime  car autrement qu'en serait il  d'un monde sans miroir ,  ce féminin et ce masculin toujours en quête l'un de l'autre. J'aimais être spontané quant à dire à une femme à quel point elle est belle, même si ce n'est que le temps des mots prononcés, l'éphémère qui m'acco...

TU N'EN SAURAS RIEN...

    Au gré de ton sourire je m'en suis allé, tel s'il m'était permit pour la toute dernière fois de capter en un regard un assentiment, et le genre de promesse qui fige la vie à l'endroit ou le rêve se décline de façon légère. Je me suis aventuré   comme toujours, éperdu d'espoir vain mais épris de tes yeux d'une féminité qui fait perdre pied, toutefois j'ai su réaliser que tu n'étais pas pour moi, j'ai aimé rebrousser chemin avant que d'à nouveau me blesser. C'est tel si ce que j'avais déjà avait enfin de l'importance et je ne me voyais point renoncer à ce qui m'était offert pour l'aléatoire d'une opportunité et un horizon dont je ne sais rien, sinon qu'en des yeux de femme on se réinventera sans cesse. Je te laisse partir et je ne tenterai rien car j'ai compris que dans la quête sans fin qui a été la mienne j'ai perdu mon âme et surtout bien des femmes qui ont compté pour moi, que j'aimais p osséder mais ...

POUR TANTE DJAMILA...

  Depuis quelques temps face au deuil qui semble s'éterniser et enserrer les cœurs, si morbide et triste que personne n'ose un sourire, adviennent les attitudes fascinantes et déroutantes qui laissent à nouveau place à la vie. La mort est une histoire de famille, ou chacun cherche à protéger l'autre de sa peine, les rires trop nombreux et maladroits n'étant qu'une façon de nous moquer de nous mêmes en relatant mille anecdotes souriantes. Hier soir tante Djamila tu as ressenti ta maison autrement vivante, pleine de l' énergie  d'autrefois, telle que tu l'aurais aimée si le destin ne s'était pas acharné sur toi, faisant de toi la recluse dont on ignorait l'essentiel. Tu t'es remise à vivre car la vie et la mort sont intimement liées, et tu nous as réunis pour nous rappeler à quel point ce sont les racines qui font tout, qu'il est temps de nous découvrir à défaut de si mal nous  connaître. A la tablée dont j'étais les éclats de rires ont...

UN REGARD NEUF...

  Il y a cette poésie qui se veut un rempart contre l'oubli et les souvenirs chéris, davantage un paysage érotique  et merveilleux qui était là bien avant que je te connaisse, tout autant une force de vie qu'un bref abandon . Je me surprends à rougir à la magie d'une insinuation, plus qu'à une playmate sur papier glacé, le bref frisson qui fait se raccourcir le souffle car via les mots tu nous fais éprouver la vague de désir, qui se mue en une ode aux sens entre aube et nuit. Une évasion vers ton monde intime, un élan  érotique qui appelle le corps à vivre et à ressentir, mais aussi des mots qui en plus de toucher le cœur de l'être ayant le feu divin avoué et silencieux, semblent vouloir faire l'amour à l'amour. Dans un tourbillon de vulnérabilité tu n'es plus qu'un toucher dans sa caresse la plus intime, une évidence tout autant qu'une étrangeté qui font que tu laisses la place aux vers pour éloigner tes doutes et tes peurs, donner libre cours a...

CHERIR UN RÊVE...

           Ce soir j'ai l'imagination qui vagabonde et je lâche  la bride à mon  désir, à ce rêve caché que j'aimerais tant te voir accueillir en toi, tel si tu osais la caresse qui hante mon esprit et que je ne sais plus réduire au silence. Je te vis par le prisme de la poésie,  réalise ainsi un appel insensé pour œuvrer   à te chérir sans t'obliger à fuir, mais plutôt faire que ton œil amusé s'essaye à sourire de mes pensées débridées que tu ne fais qu'éconduire gentiment. J'ai une manière bien à moi  de magnifier et sublimer  la réalité puis de m'ouvrir à  l'inconnu du rêve  si lointain  par les mots que je couche  et parfois permettent  des rencontres fortuites  mais qui se plaisent à se sentir  désirées. Au gré des mots que d'aucuns  écrivent et d'autres lisent  on accède à une étrange sensation,  on se sent à la fois  mystérieux,  étrange et libre...

L'ILLUSION DU BONHEUR...

 J'ai le vague à l'âme de tout ce que je ne vivrai jamais par manque de temps ou d'opportunités, tant la vie n'est qu'un filet d'eau qui se jette inexorablement dans l'océan du néant... Et une  tristesse  diffuse de ce qu'il m'a été donné d'apercevoir sans point l'enlacer, ces étreintes qui me manqueront de n'avoir pas été assouvies, et bien des tendres visages approchés de trop loin. Car nous   avons  été enfermés dans des horizons que d'aucuns ont dessinés pour nous, des cultures, et bien des dogmes, des sortes de croyances qui ont fini par s' ériger  en religions, qui nous éloignent les uns des autres. Comment échapper à ce seul chemin qu'est le destin, qui ne fait que se rétrécir alors qu'on aspire à des horizons autres que ceux qui ont été ceux des générations avant nous, qui n'ont eu pour seul sourire parfois que celui de l'enfance. J'ai regardé autour de moi, pour ne voir en toute chose que de l'éphé...

UN FIN SOURIRE...

  Le baiser délicat qu'est le regard qui habille de désir l'être aimé pour en faire son évidence est peut-être sa plus belle histoire, car en nos cœurs il y a le chemin que l'on emprunte ou pas mais qui nous aura changé à tout jamais. Il est un chant silencieux, une sorte d'écho que l'on attend et si souvent la femme qui nous touche étrangement, il se veut presqu'un autre nous même que l'on amène à la lumière, mais fait naître un abime au delà de toute raison. Les femmes sont l'entrain de ma vie, mes bribes de bonheur, ma béatitude ou le mien tourment, promptes à faire naitre un rêve en moi car je me perds dans leur sourire, et que se soit de très près ou de très loin je suis toujours à les aimer. Mais un mot peut-être odieux ou charmant, on s'y sent frémir à en devenir inquiet  et chagrin, trouver dans la grâce la laideur qui tue l'entente muette qui te faisait sentir à l'abri, que laissait deviner la raison qui blesse souvent le sentiment. ...